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Ateliers du Grenelle de l’Éducation : fallait-il (ENCORE) incuber des idées ?

Article publié le mercredi 2 décembre 2020
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Les ateliers du Grenelle de l’éducation ont été annoncés comme des incubateurs d’idées. Très largement convoqués dans le monde de l’entreprise, les incubateurs doivent stimuler les idées innovantes par le partage d’expériences et le recours à des expertises. Alors que plusieurs organisations syndicales ont fait le choix de s’en retirer, l’UNSA Éducation y reste présente. Point d’étape.

11 ateliers
Tous co-pilotés par des personnalités de la société civile, et des Inspecteurs généraux, ils rassemblent une vingtaine de personnes issues de plusieurs collèges parmi lesquels les associations, les organisations syndicales, des personnels invités (profs, personnels d’encadrement), des entrepreneurs, des élus. Ils se réunissent de novembre à décembre entre 4 et 6 fois. Plusieurs dizaines d’heures de travail, donc. Ils doivent parvenir à formuler des recommandations sur les différentes thématiques, comme les mobilités, l’autonomie, la formation, le travail collectif, la sécurité, ….


Beaucoup de constats, très peu d’idées…
De nombreux partages d’expériences y sont réalisés, avec également nombre d’expert.es invité.es. À mi-parcours, l’UNSA Éducation, investie dans 10 ateliers, constate que les idées produites ne sont pas nouvelles. S’il y a bien un intérêt à faire travailler ensemble toutes les parties prenantes, fallait-il une telle organisation pour entendre les mêmes constats, voire des stéréotypes sur les métiers de l’éducation.

La parole experte de notre organisation syndicale est diluée avec celle des personnalités extérieures parfois très éloignées du système éducatif et de sa complexité.
Une situation difficilement compréhensible alors que le Ministère avait déjà organisé des Assises de l’école maternelle, des Assises de la Formation, promulgué une Loi pour l’école de la confiance et mis en place plusieurs réformes (lycées GT et professionnels, orientation, Inspé,…).

Un nouvel état des lieux était-il indispensable ? Était-ce bien d’idées dont on avait besoin dans cette temporalité ou davantage de temps pour absorber ces changements impulsés ?  Du temps, de l’accompagnement pour mettre en œuvre et ajuster à l’épreuve du réel ces réformes.

De la confiance et de la sérénité


Pour l’UNSA Éducation, il est temps que le ministère entende et respecte le besoin criant de de sérénité qui ne cesse de croitre dans la profession.
Un grand partage d’expériences entre les territoires du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest, et sans oublier les Ultramarins, aurait été plus efficient.  Partout, les services déconcentrés s’emparent des réformes et les interprètent, les mettent en œuvre mais pas de manière uniforme. Analyser les freins et les réussites, analyser les pratiques, les choix politiques faits par les rectorats dans le cadre national, aurait permis de faire avancer le système. L’éducation, c’est politique. Et une grande opération de communication ne fait pas une politique éducative, elle en reste à la surface.

En revanche, un dialogue social, démocratique, nourri, sincère, aurait pu être un premier signal fort pour répondre aux demandes de confiance, de reconnaissance et de revalorisation des personnels du monde éducatif.  L’UNSA Éducation s’investit pleinement dans l’agenda social qu’elle a réussi à obtenir. Les conclusions de ces ateliers du Grenelle, devront prendre en compte nos alertes.  Nous y serons très éxigent.es. Et là encore, c’est un choix politique.




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