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Agir pour la reconnaissance, il est toujours temps

Article publié le vendredi 4 décembre 2020
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Le contexte global est particulièrement difficile avec la conjugaison d’une crise sanitaire inédite, de la crise sociale et économique qu’elle engendre, de la menace terroriste. S’y ajoutent aussi une défiance exceptionnelle en l’exécutif et peut-être même plus largement en toutes les élites et les corps constitués dont le complotisme est l’une des expressions.

C’est aussi dans le champ qui nous concerne une rupture forte de la confiance avec les personnels pour les ministres de l’Éducation nationale de la jeunesse et des sports d’une part et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation d’autre part.

Pourtant dans ce climat nous devons continuer à agir. Pour l’UNSA Éducation c’est notre responsabilité d’organisation syndicale de ne pas abandonner les revendications, l’action syndicale pour les faire aboutir, de ne pas nous résigner. C’est notre responsabilité de ne pas basculer dans le refus des discussions même quand elles n’aboutissent pas et même quand nous ne trouvons pas d’accord. Nous ne choisissons pas nos interlocuteurs mais défendrons sans cesse nos propositions et nos revendications pour les faire avancer à court, moyen ou long terme. Il n’est pas trop tard pour obtenir des avancées importantes.

Nous l’avons fait en négociant et en signant un protocole d’accord pour les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche qui va permettre de revaloriser significativement les carrières de nos collègues d’ici à 7 ans.

Nous continuons à exiger une loi de programmation pluriannuelle pour permettre la revalorisation et la reconnaissance de l’ensemble des personnels de l’éducation. Le Grenelle de l’éducation lancé par le ministre ne peut être seulement l’opération de communication qu’elle est actuellement dans des échanges dont on peut douter de l’intérêt réel, tellement ils sont parfois éloignés des réalités de terrain. Par contre dans ce Grenelle ce sont bien les discussions de l’agenda social avec les partenaires sociaux qui doivent permettre d’avancer et que nous voulons voir aboutir sur les questions catégorielles, sur les revalorisations et les carrières ainsi que sur des sujets transversaux autour de la RH de proximité, de la formation, des conditions de travail, des réflexions sur l’encadrement, sur les collectifs pédagogiques.

Pour cela il faut de la visibilité sur la durée pour rendre concrètes les mesures de revalorisation, de formation, de carrières. Il y va de l’attractivité des métiers, il y va aussi pour les plus faibles rémunérations des personnels de catégorie B, de catégorie C ou pour les AESH ou les AED de la capacité à vivre dignement. La paupérisation d’une partie des agent·es publics est dangereuse et il faut réagir rapidement.

A quelques mois de la fin d’un quinquennat qui a vu la confiance se distendre sans cesse avec les personnels de l’Éducation il est encore possible d’apporter des éléments qui aillent dans le sens de la reconnaissance et du respect.

Dans les domaines de l’éducation nationale, la jeunesse, les sports, l’enseignement supérieur, la recherche et la culture, l’UNSA Éducation représente des personnels engagés, professionnels et responsables et qui aiment leur métier. Il faut leur faire confiance, les reconnaitre et les respecter. Aujourd’hui le lien est rompu, il reste quelques mois pour le reconstruire. L’UNSA Éducation porte des propositions en ce sens.

Frédéric MARCHAND
Ivry sur Seine, le 4 décembre 2020



 

 
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