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10 jours pour signer. Halte à la répression au Myanmar

Article publié le jeudi 10 décembre 2015
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Comme tous les ans, à la date anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme publiée le 10 décembre 1948, Amnesty International France lance sa campagne « 10 jours pour signer » qui permet d’organiser une mobilisation nationale en faveur de la défense de leaders syndicalistes injustement emprisonnés et dont la vie est souvent en danger.

Les objectifs pour 2015 : lutter contre une répression accrue au Myanmar

Dans sa campagne de décembre, la Commission syndicats d’Amnesty International, dont l’UNSA Éducation est membre, a décidé de mettre l’accent sur le cas d’une jeune syndicaliste du Myanmar, Phyoe Phyoe Aung, secrétaire générale du syndicat des étudiants de la fédération de Birmanie (ABFSU). Arrêtée le 10 mars 2015 lors d’une marche de protestation contre la nouvelle loi sur l’éducation qui restreignait les libertés académiques difficilement acquises ces dernières années, elle est emprisonnée au motif de « réunions illégales »
Elle risque avec les autres participants arrêtés et inculpés une très lourde peine de prison. Depuis cette date, la répression à l’encontre des étudiants n’a pas cessé de se développer : la majorité des leaders qui avaient réussi à échapper à cette vague d’arrestation a été emprisonnée.
La campagne de signatures engagée vise d’abord à obtenir la libération et l’arrêt des poursuites contre Phyoe Phyoe Aung et les autres étudiants arrêtés.


Répression croissante et harcèlement permanent créent un climat de peur.

Malgré l’ouverture provoquée par les élections de 2011 et une nouvelle victoire électorale de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), le parti de Aung San Suu Kyi, le climat politique n’a cessé de s’alourdir. Le gouvernement, sous la pression exercée par les généraux birmans opposés à l’avènement d’une démocratie pleine et entière, a retrouvé ses vieilles habitudes et mis en place une répression de plus en plus affirmée contre les militants syndicaux et opposants politiques. On compte aujourd’hui près de 100 prisonniers d’opinion détenus sans jugement dans le pays au mépris de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Les autorités ont également recours à un harcèlement permanent des « suspects » et de leurs proches, cela en toute impunité. Cette situation génère alors un climat de peur au sein de la société civile du Myanmar.

Avec Amnesty International, l’UNSA Éducation demande également que les droits fondamentaux reconnus par les Nations Unies soient rétablis au Myanmar, que soient libérés immédiatement et sans condition les prisonniers d’opinion incarcérés sans jugement et que cesse le harcèlement permanent des membres de la société civile.

Pour signer la pétition d'Amnesty international : www.10jourspoursigner.org




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