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UNSA Éducation

 Article publié le mercredi 26 juin 2019

la lutte syndicale n’est pas une promenade de santé

Cette année, encore des alertes, il reste beaucoup à faire car rien n’est acquis dans le combat syndical quotidien…
Avant-hier à Djibouti, des enseignants inculpés, présentés au tribunal, devaient être libérés de la prison centrale de Gabode. Le procureur général a fait appel, les enseignants restent emprisonnés
, hormis la professeure de philosophie Oumalkhaire, enceinte de 8 mois, arrêtée pour avoir soutenu ses collègues sur les réseaux sociaux. (https://www.facebook.com/MouvementDesJeunesDeLopposition)
Au Maroc en février 2019, la répression policière de manifestations enseignantes par les forces de sécurité, qui brutalisent des enseignants du secteur public manifestant pacifiquement à Rabat, fait des dizaines de blessés.

Rappelons aussi de nombreux collègues empêchés de se déplacer, dont les visas sont refusés, pour participer à des rencontres syndicales internationales, comme ce fut le cas des collègues du Sénégal en septembre dernier lors de celle du CSFEF à Paris.
En Iran, en décembre 2018, des syndicalistes sont emprisonnés, dont des enseignants. L’UNSA-Education s’associe à la pétition du  NASUWT pour libérer Esmail Abdi, enseignant syndicaliste, condamné à 6 ans, en grève de la faim à Téhéran.
En mars 2018, dans la Préfecture de la Ouaka, a 65 km de Bambari, en République centrafricaine, des forces incontrôlées attaquent les populations, tuent le Directeur de l’école Goubali et sa femme. Les écoles environnantes ont fermé leurs portes pour manifester.
Et tant d’autres encore… Solidarité et fraternité internationale avec nos collègues !


Ivry, le 26 juin 2019, Christian Champendal