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UNSA Éducation

 Article publié le mercredi 13 mars 2019

Violences à l’école, les réponses attendues tardent…

Violences scolaires médiatisées par les réseaux sociaux, #pasdevagues : les équipes sont mises à mal, les personnels ont exprimé leur isolement, leurs difficultés, leur sentiment d’abandon. Les réponses ministérielles annoncées tardent à venir. Plan Violence repoussé, projet de décret relatif à la discipline à côté des enjeux.


Des événements très médiatisés à l’automne dernier, et démultipliés par les réseaux sociaux sous le #pasdevague, ont entraîné une communication politique précipitée. Comme toujours le « tout-sécuritaire » a prévalu, on a tout entendu : plus de police, plus de sanctions, des pressions financières sur les familles, ….Pour finalement , botter en touche sur la promesse d’un « plan Violence ». Ce plan attendu vient d’être repoussé….sine die. Et fidèle à sa politique de l’éparpillement, le Ministère de l’Education nationale, soumet aux instances paritaires(Conseil Supérieur de l’Education) des textes décrochés de ce plan dont on ne connaît pas la globalité. Ces textes ont été jugés unanimement par les organisations syndicales représentatives des personnels, comme marqués par la répression et non l’éducation. Si la sanction est utile, elle est déjà largement prévue, encadrée. En revanche, les attentes éducatives sont fortes et non encore prises en compte.Tout tourne autour du Conseil de Discipline : pouvoir le convoquer plus vite, simplifier sa procédure, conserver les sanctions plus longtemps dans le dossier de l’élève. L’inflation du nombre de Conseil de disciplines ne réglera rien, ni leur convocation rapide. Les équipes attendent des réponses concrètes pour gérer les cas les plus difficiles, comme ceux, par exemple, des élèves  qui enchaînent les exclusions de plusieurs établissements.
Parallèlement à ces premiers décrets, le Ministère lance une enquête pilotée par la DEPP, sur un échantillon de 170000 personnels de tous métiers, un questionnaire en ligne relèvera toutes les formes de victimations : insultes d’élèves, de parents, vols, dégradations, sentiment de bien être au travail, conditions de travail, ….une réponse statistique qui arrive près de 4 mois après les faits dénoncés massivement. Peut être une étape utile parce qu’ouverte sur différents métiers de l’éducation, mais certainement pas suffisante.

A la question du baromètre Flash Actus de novembre 2018 de l’Unsa Education, pour améliorer le climat scolaire, 70,3% ont répondu qu’ils attendaient plus de moyens humains dans les établissements. 60,8% ont demandé davantage d’accompagnement institutionnel, et 60, 6 % ont exprimé un besoin de formation à la prise en charge des élèves difficiles.