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UNSA Éducation

 Article publié le mardi 15 mai 2018

Déclaration au Conseil supérieur de l’éducation du 15 mai 2018




Déclaration UNSA EDUCATION au Conseil supérieur de l’éducation du 15 mai 2018


 


Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur,



Mesdames et Messieurs les membres du conseil supérieur de l’éducation.
Hasard du calendrier cette séance de CSE qui a été ajoutée en urgence au calendrier initial se tient à 7 jours d’une journée de mobilisation à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales pour défendre la fonction publique.



En effet, le gouvernement a lancé un chantier de rénovation, un vaste plan de réforme baptisé « Action publique 2022 ». L’UNSA a depuis le début exprimé sa volonté d’être force de proposition pour des évolutions de la Fonction publique. Au fur et à mesure des discussions et que le projet se dévoile, force est de constater que le gouvernement n’a retenu à ce jour aucune proposition qui pourrait constituer une évolution positive.



Après le rétablissement de la journée de carence, le gel du point d’indice, nos regards sont aujourd’hui tournés vers des projets flous et inquiétants d’élargissement du recours aux contractuels, de la rémunération individualisée et au mérite ainsi que sur la grande inconnue des 120 000 suppressions de postes et les 4,5 milliards d’économies. Les retours du comité action publique 2022 apporteront sans doute des réponses mais nos inquiétudes sont fortes sur ce qui pourrait être proposé au vu des projets déjà dévoilés.



Pour l’UNSA Education, malgré le forum, les sondages proposés à grands coups de communication, il est clair qu’aucun signe, ne laisse envisager un projet ambitieux pour améliorer nos services publics.



Si la Fonction publique est incapable de prévenir ou réduire les fractures entre la population des villes et celles des zones plus rurales, si elle crée des fractures entre ses agents, et si elle crée des tensions entre eux et les usagers, alors ce projet est un non-sens.



L’exigence de l’adaptation posée en fétiche semble bien vague et ç’est d’autant plus vrai pour le service public d’éducation qui doit être conforté et renforcé en tant que bien commun.



Le slogan de la modernité atteint vite ses limites si l’adaptation des services publics se fait sans tenir compte des attentes de ces millions de femmes et d’hommes qui les font fonctionner.



Le DGRH a annoncé un projet de gestion des ressources humaines de proximité et une volonté de rénover les pratiques, nous y sommes prêts.
Pour autant, comment croire à un véritable projet de modernisation des ressources humaines et de reconnaissance des personnels quand nous étudions dans ce CSE l’évolution des diplômes du travail social alors que l’attribution de la catégorie A qui va avec, semble tellement moins prioritaire. Comment y croire quand le ministère prévoit de changer les conditions de travail des psychologues de l’éducation nationale, en oubliant tout simplement de les en informer.



Monsieur le Ministre, il est grand temps d’offrir un parcours de développement professionnel aux acteurs éducatifs. Le plan de départ volontaire faisant du secteur privé une voie royale n’est pas une solution.
Qualité de vie au travail, l’équilibre vie pro/ vie perso, le télétravail, l’effectivité du droit à la formation ou encore à la mobilité… L’UNSA Education a des propositions sur ces nombreux défis à relever. Mais il nous vient une question : qu’en est-il pour cet employeur qu’est l’Education nationale ?