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UNSA Éducation

 Article publié le jeudi 12 avril 2018

Un discours ambigu sur plusieurs points.

Le discours d’Emmanuel Macron lors de la Conférence des évêques de France lundi soir, a suscité de vives réactions.

Certes, et c’est bien le moins !  Les propos du chef de l’État « sont conformes à ce qu’est la laïcité inscrite dans notre droit. »

Néanmoins, pour l’UNSA Éducation le discours du président de la République est ambigu sur plusieurs points.

Ambigu d’une part dans la demande seulement faite aux catholiques de « réinvestir la scène politique, nationale comme européenne. ».

L’UNSA Éducation considère que cette demande doit être faite à l’ensemble des citoyens et non pas s’adresser à un public spécifique.

Ambigu d’autre part dans la mention du « lien (…) abîmé » entre l’État et l’Église qu’il s’agirait de « réparer ».

L’UNSA Éducation rappelle que la loi de 1905 fixe les relations entre l’Église et l’État… Elle  n’interdit pas les cultes, et ne les réduit pas au silence… Au contraire et de nombreux exemples montrent que les relations entre les représentants de la République et les représentants des cultes existent et ont  toujours existé…

Pour l’UNSA Éducation, le rôle du Président de la République n’est pas de chercher à réparer le lien avec l’Église. Il ne peut pas donner une place centrale aux croyances et aux religions. Même isolée, par un tweet (mais par lui même...) d'un discours plus complexe, cette phrase n'est pas acceptable.