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UNSA Éducation

 Article publié le mercredi 30 septembre 2015
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Enseignement supérieur : le rôle des chargé-e-s de mission égalité

Le site d’infos « Les Nouvelles News », riche en informations diverses sur l’égalité femmes hommes,  s’est intéressé à l’égalité dans les universités, que ce soit au sein des personnels ou au niveau de la répartition des étudiants et étudiantes.

Partant du constat que « à l’université comme ailleurs, plus les études sont prestigieuses, plus les postes sont importants, moins on trouve de femmes »,  le site s’est intéressé en particulier aux chargés et chargées de mission égalité, que, depuis deux ans, la loi impose aux  universités françaises (loi Fioraso sur l’Enseignement supérieur). Le constat est décevant : « entre l’isolement au sein de leur université, le (non-) financement de leurs projets, les résistances humaines…la tâche n’est pas aisée ».

Christine Mennesson, vice-présidente à l’Égalité Active à l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, constate encore que « la diffusion d’une culture de l’égalité à tous les niveaux de l’université constitue la difficulté principale ».
Précurseure concernant les études de genre, l’université Paris 7, a mis en place des référents égalité dans les pôles de rechercher et les départements d’enseignement ». Tous les étudiants et toutes les étudiantes de première année doivent obligatoirement suivre une formation égalité de 3h30. Mais la chargée de mission de l’université juge qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Dès janvier 2017, les moyens vont être considérablement réduits. Des fonds obtenus grâce à la Commission européenne vont arriver à terme et la promesse (orale)  de Geneviève Fioraso de financement pour la mise en place d’actions égalité n’a semble-t-il pas eu de suite…

Malgré tout, l’intérêt du ministère pour les questions d’égalité reste un atout important pour faire vivre ces questions et mettre en avant l’une des missions assignées aux chargés et chargées de mission égalité : « faire prospérer les plaintes des jeunes femmes pour les cas de harcèlement sexuel », fléau qui peine encore à être reconnu à l’université tant il est tabou nous rapporte les Nouvelles News.

Même si les choses avancent lentement, à l’université comme ailleurs, ces expériences et leur partage ne peuvent aller que dans le bon sens. À nous aussi de les faire vivre en leur donnant toute la visibilité qu’elles méritent.

Pour en savoir plus, lire certains articles sur le site des Nouvelles News (certains sont en lecture libre, d’autres réservés aux abonné-e-s) : http://www.lesnouvellesnews.fr/