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UNSA Éducation

 Article publié le mardi 26 août 2014
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Nouvelle ministre, une ambition intacte : la Refondation !

La démission du gouvernement de Manuel Valls nommé il y a cinq mois, suite à l’apparition de désaccords politiques importants, entraîne la nomination d’un troisième ministre de l’Éducation nationale alors que la première qualité pour diriger ce ministère reste la constance. L’espoir levé par les grandes ambitions de la Refondation ne cesse d’être malmené.

Ce nouveau remaniement conduit encore à du temps perdu pour la refondation de l’École. Les promesses pour le collège et le lycée, faites aux professionnels de l’Éducation, aux parents et aux élèves sont aussi à concrétiser. L’École ne peut plus attendre, elle ne peut plus souffrir du temps politique toujours asynchrone.

La nouvelle ministre devra donc donner d’importantes garanties : sur les moyens avec le maintien de la création des 60 000 postes prévus, mais aussi sur le plan pédagogique.

Les lycéens, les personnels de l’Éducation, les parents attendent depuis déjà deux ans, les changements nécessaires dans le Secondaire. Il est urgent que certains dossiers soient traités et achevés, comme l’acte II de la vie lycéenne, les rythmes scolaires et le calendrier annuel… D’autres dossiers sont encore à ouvrir pour refonder profondément l’École.

Alors qu’une nouvelle crise politique perturbe la rentrée et les réformes, nous, acteurs du monde de l’Éducation, exigeons la reprise d’une Refondation tant attendue et indispensable. À mi-mandat, la poursuite d’une priorité présidentielle à l’Éducation n’aura de réalité qu’avec de la cohérence et de la constance. Tel doit être le mandat pour ce nouveau gouvernement.

Paul RAOULT, président de la FCPE ;
Corentin DURAND, président de l'UNL (Union nationale lycéenne) ;
Laurent ESCURE, secrétaire général de l'UNSA Éducation ;
Christian CHEVALIER, secrétaire général du SE-UNSA.