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Corps intermédiaires : un concept essentiel à la démocratie

Article publié le mercredi 5 décembre 2018
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L’expression, «corps intermédiaires», est actuellement utilisée quotidiennement, mais sait-on vraiment ce qu’elle recouvre ? En période d’élections (professionnelles pour la fonction publique, puis européennes bientôt!), il est opportun de se pencher sur la question. Car, la démocratie repose sur des fondamentaux, qui méritent d’être compris par tout citoyen appelé à s’en emparer et les faire vivre.

Qui sont les corps intermédiaires ?

Les corps intermédiaires incluent les syndicats, fédérations professionnelles, associations et également des institutions comme le Conseil économique, social et environnemental. Leur reconnaissance par la République française a été tardive, elle est désormais inscrite dans sa Constitution. Si en France, le taux de syndicalisation est faible, le nombre de syndiqués est pour autant bien supérieur au nombre d’adhérents à des partis politiques, toutes sensibilités confondues.

A quoi servent-ils ?

Le monde politique français a bien du mal à reconnaître la légitimité des corps intermédiaires. Car nos politiques ont tendance à penser que le vote des électeurs est souverain, la représentation parlementaire étant elle, le légitime miroir de toutes les opinons des citoyens. Et pourtant, ces conceptions sont remises en cause depuis la fin du XIXe siècle, mais il persiste une tension entre demande d’expertise de l’État pour connaître et gouverner la société, et volonté de gouverner en gardant le cap défini en campagne électorale. Seulement, une mandature, c’est long, les opinions bougent, et le pouvoir en place n’est toujours que le représentant d’une partie de la population à un temps T, celui de l’élection. De plus, vote utile et vote de conviction peuvent donner une majorité à un pouvoir politique sans une adhésion massive.

Et aujourd’hui ?


Si, tout comme les partis politiques, les corps intermédiaires sont amenés à se réinventer pour répondre aux aspirations de leurs contemporains, il est indéniable que leur rôle est nécessaire à la vie démocratique. De nouveaux venus dans la catégorie montrent que la fabrique à opinions venant de la société civile est vive : think tank, groupes lobbyistes, mouvements politiques, jeunes fédérations syndicales…. et les regroupements d’individus qui partent d’expressions individuelles partagées sur les réseaux sociaux. Ils questionnent la règle de la représentativité qui seule prévaut à l’écoute officielle du pouvoir politique en place, et peut conduire à des situations de crise. Les corps intermédiaires sont des interlocuteurs organisés démocratiquement, face aux élus de la République, qui peuvent influer sur la décision politique, à condition qu’ils soient écoutés, entendus, considérés et non pas relégués dans une catégorie passéiste dite de l’ « ancien monde ».


Et l’UNSA Éducation dans tout ça ?

L’UNSA Éducation s’inscrit dans le paysage des corps intermédiaires en rejoignant une union syndicale de groupes autonomes réunis par leurs valeurs communes. Elle prend part au dialogue social dans toutes les instances de l’État employeur. Avec ses adhérents, ses militants, les rencontres sur lieux de travail, les avis récoltés lors de son baromètre annuel, l’Unsa Éducation fait entendre la voix des professionnels de l’éducation.


#AgirAvecVous cela passe aussi par avoir une reconnaissance légitimée par les suffrages exprimés alors #JeVoteUnsa


Pour aller plus loin, lire le dernier numéro de Questions D’Educ : Sait-on éduquer à la démocratie ?




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