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SIRHEN : déléguer pour mieux diluer ?

Article publié le mercredi 21 novembre 2018
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C’est par la lecture du B.O 42 du 15 novembre du ministère de l’Education nationale que nous avons découvert la convention de délégation de gestion de service passée entre le secrétariat général du ministère et la DINSIC (direction interministérielle du numérique et des systèmes d'information et de communication).

Pour cela elle disposera d’un impressionnant budget de 1,6 millions d’€.

Il s’agit pour cette dernière de préparer notamment la transition pour l’arrêt du programme SIRHEN, préparer le post SIRHEN sur les dimensions techniques, budgétaire, RH et de communication interne et externe …
Pour cela elle disposera d’un impressionnant budget de 1,6 millions d’€

Comme la DINSIC ne dispose pas des compétences en interne pour s’atteler à cette mission, elle devra faire appel à des cabinets de conseils privés pour réaliser un nouvel audit des systèmes.
A la date du 27 août dernier lors d’un précédent groupe de travail, cette solution ne nous avait pas été clairement annoncée alors que la délégation était déjà signée depuis 2 semaines … Pourquoi nous dissimuler cette information ?

Sans revenir sur l’historique du projet SIRHEN et ses nombreux rebondissements, cette façon de procéder nous interroge et donne le sentiment d’une nouvelle fuite en avant. Y a-t-il véritablement un pilote à la tête de cette mission ?
Les expériences passées d’externalisations à des prestataires extérieurs ont montré leurs limites et ont conduit à des échecs. Une nouvelle fois, le ministère y aura recours par le biais de la DINSIC, il faut espérer que les 18 mois prévus par la convention, seront suffisants aux « experts » extérieurs pour trouver une solution pérenne.

Alors qu’un processus de ré internalisation du dossier avait été remis en place en s’appuyant sur les compétences internes, la direction opposée semble être prise

S’il est demandé à la mission d’accompagner les équipes projet en place considérées comme une composante essentielle de la réussite de l’intervention. », l’UNSA Éducation y veillera et défendra les équipes informatiques et administratives déjà investies dans le déploiement des premiers modules sur la gestion des personnels de direction et des inspecteurs. L’inquiétude est déjà grande chez nos collègues quant à la maintenabilité des anciens systèmes d’information car les équipes de tels systèmes sont de moins en moins opérationnelles, il devient urgent de s’appuyer sur les compétences des équipes en place.


L’UNSA Education demande à être pleinement associée à l’avancée des travaux de cette mission et demande la réunion de groupes de travail le plus rapidement.

 




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