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La précarité ne doit pas être un principe de gestion

Article publié le mercredi 13 juin 2018
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Dans une communication au Sénat, la Cour des Comptes s’exprime sur le recours croissant aux contractuels dans l’Education nationale. Par-delà des problèmes spécifiques à ce ministère, elle remet en cause les grandes évolutions survenues en faveur des contractuels. Sa prise de position est inquiétante au moment où le gouvernement ouvre ce chantier.
La Cour fait un constat : avec 203 000 personnes, les contractuels représentent aujourd’hui un emploi sur cinq au ministère de l’Education nationale. Elle pointe des recrutements mal maîtrisés et le déficit de formation des agents concernés que l’UNSA a largement souligné depuis plusieurs années.

Elle affirme « la sécurisation des agents contractuels rigidifie leur gestion ». Pour elle, l’amélioration des conditions d’emploi ou encore l’accès à la CDIsation sont des obstacles à la nécessaire souplesse de gestion qui doit accompagner la qualité de contractuel … Tous éléments qui avaient été obtenus dans l’accord Sauvadet, notamment par l’UNSA.
Ce serait un véritable retour en arrière et une dégradation importante de la situation des contractuels si ces recommandations étaient suivies.
En revanche, l’attention qu’elle porte à la situation de catégories voisines (contractuels en CDI et titulaires) et aux conséquences en termes de gestion des ressources humaines est louable.


Alors que se sont ouvertes, à l’initiative du gouvernement, des discussions sur le recours accru aux contractuels, l’UNSA réaffirme son attachement aux droits de tous les personnels et son refus de voir la précarité érigée en principe de gestion. Pour l’UNSA, il est indispensable de défendre le statut des fonctionnaires tout en protégeant et en améliorant la situation des contractuels.




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