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Former pour enseigner les mathématiques

Article publié le lundi 19 février 2018
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Le rapport Villani-Torossian fait part de 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques. Son chapitre 4 est consacré à la formation initiale et continue, différentiant le 1er et le 2nd degré. Le développement professionnel en équipe dans des établissements apprenants y est recommandé. Des pistes intéressantes à suivre !
Constats
En formation initiale, les étudiants puis stagiaires ont un trop faible volume horaire d’enseignement des mathématiques pour pouvoir à la fois mettre à niveau leurs connaissances et en envisager les aspects didactiques ET pédagogiques. Le rapport fait exactement le même constat que notre témoin, maître de conférences en maths en Espé, en septembre, dans un article publié sur le blog Questions d'Educ  Quant à la formation continue, chaque acteur éducatif sait combien elle est réduite, voire en voie de disparition ! Et lorsqu’elle existe, elle est le plus souvent subie par les enseignants et ses effets sur les changements de pratiques ne sont pas mesurés.

Pour un développement professionnel efficient
La question est posée ainsi : « quel professionnel apprend seul de sa propre expérience ? ». Un développement professionnel efficient doit permettre :
-d’apprendre de sa propre expérience,
- de chercher l’origine des difficultés observées,
-d’interroger les évaluations, représentations, observations,
-de se référer à des théories, des travaux de Recherche.
Le rapport se tourne donc vers des pratiques de formations continues décentralisées et collaboratives, s’inscrivant dans le concept « d’organisation apprenante », à l’échelle d’un établissement, d’une circonscription. Il s’agit de mobiliser personnels de direction et inspecteurs pour créer de véritables « communautés d’apprentissage professionnel » en prenant appui sur un plan de développement professionnel, un rapport d’activités pédagogiques, la création de la spécialisation mathématiques pour les formateurs (CAFFA). Le rapport reprend à son compte des pratiques observées dans d’autres systèmes éducatifs, comme par exemple, institutionnaliser l’échange entre collègues et ouvrir trois par an les portes des classes à l’observation entre collègue. Pour le second degré, l’idée de créer des laboratoires de maths en renforçant l’action des IREM (Instituts de recherche sur l’Enseignement des Mathématiques) et donc en permettant à chacun d’actualiser et renouveler son enseignement.
L’Unsa Education porte au cœur de son projet éducatif une formation de qualité pour tous les acteurs éducatifs : enseignants, personnels d’éducation,  de santé et sociaux, personnels d’encadrement. La formation actuelle n’est pas satisfaisante, elle est souvent subie, descendante et non participative. L’Unsa Education s’inscrit dans la perspective de développement professionnel continu que préconise le rapport Villani-Torossian. Certes la question des moyens n’y est pas abordée, mais le propre d’un rapport est de diffuser de nouvelles idées pour viser une transformation de l’existant. La décision politique s’inspire des idées une fois qu’elles se sont répandues. Diffusons et agissons !
A lire: le numéro 32 de Questions d’Educ : Développement Professionnel Continu 

A suivre:  nos actions comme le colloque inversé de Besançon « Etre acteur de son développement professionnel » par ici! Et sur Twitter #DevProUnsa

 




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