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Jour de carence dans la Fonction publique : ne pas s’arrêter aux clichés

Article publié le vendredi 10 novembre 2017
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Instauré en 2012 puis abrogé en 2014, l’article 48 du PLF 2018 rétablit le jour de carence. D’ailleurs, en 2014, ce jour de carence avait été supprimé car, justement, il avait été jugé « injuste, inutile et inefficace » par la ministre de la Fonction publique d’alors en rappelant que « les conditions de vie au travail sont [...] un des facteurs majeurs de l'absentéisme.»


Pour l’UNSA Education, cette mesure sonne comme une nouvelle provocation et un manque de reconnaissance de l’implication des fonctionnaires dans leur mission au service de l’État.

Les arguments avancés par le ministre actuel, réduire le micro-absentéisme, rétablir l’équité avec le privé ou réaliser des économies sont mis bien à mal dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique (édition 2017).


Quelques faits et chiffres :
- Sur le nombre moyen annuel de jours d’absence pour raison de santé, la Fonction Publique d’État est à 12,3, le privé étant quant à lui à 16,6.
- Proportion de salariés absents au moins 1 jour au cours d’une semaine pour raisons de santé est de 3 en 2016 pour la FPE contre 3,8 pour le privé.
- Le délai de carence n’a pas d’impact pour beaucoup de salariés du secteur privé couverts par leur entreprise.
- En 2012, seuls 5% des arrêts pour maladie ordinaire étaient de moins de 4 jours.
- L’application du jour de carence permettra une économie annuelle mais alourdira considérablement les charges de gestion.
- Le délai de carence risque fort d’augmenter la durée des arrêts et donc le coût global.

Pour l’UNSA Éducation, un vrai travail de réflexion doit être engagé sur ce sujet de l’absentéisme !
En 2014, la ministre concluait son propos en faisant une référence explicite à l'accord cadre Fonction publique du 22 octobre 2013 relatif à la prévention des risques psychosociaux (RPS) dans la Fonction publique qui devrait permettre «de traiter à la source les conditions de travail susceptibles d'influencer la santé des agents ».

Enfin, l'UNSA Éducation insiste sur la nécessité d'avancer sur la protection sociale complémentaire des agents de la Fonction publique et sur les niveaux des contributions financières des employeurs publics. Ces contributions sont aujourd’hui disparates et situées à des niveaux très bas et nous demandons à ce qu’elles fassent l’objet d’une revalorisation significative

Pour l’UNSA Éducation, il est urgent de se lancer dans une gestion des ressources plus humaine et de s’interroger sur la qualité de vie au travail des agents du Service public.




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