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Violences conjugales : Agir vite pour protéger aussi les enfants !

Article publié le jeudi 7 septembre 2017
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4 millions : c’est le nombre d’enfants concernés par les violences conjugales physiques, sexuelles, verbales et psychologiques en France.

Ce chiffre dramatique, mais pourtant bien réel, recouvre une réalité insupportable :

-80% d’entre eux sont témoins auditifs ou oculaires de ces violences.
-40% sont également directement victimes de violences physiques.
-60% subissent des troubles post-traumatiques, identiques à ceux des victimes d’un attentat ou d’un viol.

C’est pourquoi l'Observatoire Régional des Violences faites aux Femmes (ORVF) du centre Hubertine Auclert s’empare aujourd’hui du sujet.

Il attire l’attention des décideurs politiques sur la nécessité d’agir urgemment avec la remise du rapport ce jeudi 7 septembre : « Mieux protéger et accompagner les enfants co-victimes des violences conjugales ».

L’UNSA Éducation recommande vivement la lecture de ce rapport qui propose donc, en plus d’un état des lieux très précis, un ensemble de pistes concrètes qu’il faut mettre en œuvre.

Des solutions existent :

Tout.e. professionnel.le. de l’éducation est potentiellement susceptible d’être confrontée à de telles circonstances et l’appréhension de la situation n’en demeure pas moins complexe.
Si la violence physique est plus visible, il faut également prendre en compte la violence psychologique, tout aussi préoccupante.

Car ces enfants parfois oubliés, incompris ou invisibles subissent de plein fouet une double carence de repérage et de lois « protectrices ».

Un des axes principaux que développe le rapport est donc d’améliorer le repérage des enfants co-victimes des violences conjugales en proposant des formations adaptées aux personnels de l’éducation.

La détection et l’accompagnement sont primordiaux car ils permettent une meilleure compréhension et encourage le questionnement systématique sur les violences par les professionnel-le-s des enfants suivis.


De plus, la mise en œuvre des mesures préconisées permettrait de consacrer l’argent public non plus à l’incidence des violences du couple sur les enfants (les dépenses de l’aide sociale à l’enfance et ceux liés aux décès des enfants sont évalués à 422 millions d’euros) mais à la prévention et à l’accompagnement spécialisé des victimes, ce qui éviterait également les conséquences néfastes qu’on connaît.

Le conseil régional d’IDF, suite à la présentation du rapport en mai 2107, a déjà décidé d’un ensemble de mesures concrètes consultables sur le site Internet du centre Hubertine Auclert qui propose également des ressources, des formations et des outils pour aider femmes et enfants.

Par exemple, une cartographie des dispositifs franciliens d'accompagnement des femmes victimes de violences est consultable en ligne, ou encore une vidéo Tom et Léna - l’impact des violences au sein du couple sur les enfants.

L’Unsa éducation salue la grande clarté de ce rapport qui fait un constat détaillé de la situation.

Elle s’associe à la demande de formation qui permettra sans nul doute d’aider les professionnel.le.s de l’éducation à faire face à ces situations douloureuses.


Pour aller plus loin :
Une vidéo de KAREN SADLIER, docteure en psychologie clinique, experte des questions des conséquences des violences conjugales sur les enfants et dont les travaux ont étayé le rapport :
Violences conjugales : un défi pour la parentalité




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