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Twitter et l’Education : des signes d’évolution

Article publié le mardi 11 mars 2014
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« Les pratiques numériques ont pour effet de renforcer les méthodologies de projet, l’interactivité des sessions, le tutorat entre pairs ainsi que la production et la création par les jeunes, même si les déterminants socio-économico-culturels pèsent encore très lourd dans les usages. » Tels sont les constats de l’enquête 2013 par l’Injep sur l’usage de Twitter dans le cadre scolaire et adressée à des enseignants utilisateurs et à des acteurs de l’éducation (chefs d’établissements, formateurs, responsables associatifs…), témoins de ces pratiques.

Si « dans le domaine extra-scolaire les outils numérique en réseau semblent surtout utilisés pour de la veille ou de la communication et encore relativement peu pour des activités proprement éducatives », les pratiques innovantes en milieu scolaire sont aisément analysables et transférables. Le recul des études successives montre des évolutions et des prises en compte de plus en plus riches des ressources qu’offrent les outils pour construire du lien entre l’univers scolaire et son extérieur (d’autres classes, les parents, …), coopérer entre élèves, partager voire se co-former entre enseignants.

Ainsi avec twitter, une sorte de facilité à s’exprimer tend à se substituer à la difficulté de la « page blanche », généralement rencontrée dans les travaux d’écriture. Mais cette approche de l’Internet permet également une éducation aux médias numériques, mettant en évidence les caractéristiques d’une communication sur la toile.

Cette étude confirme également -comme d’autres l’ont récemment mis en évidence- « d’une part, une diversification des usages de chaque outil numérique et, d’autre part, une multiplication des outils numériques utilisés par une même personne. Les enquêtes 2013 montrent que Twitter est choisi parmi une panoplie d’autres outils et que des synergies de plus en plus riches sont mises en œuvre par les enseignants aguerris aux technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE). »

Ce développement –encore modeste- se réalise dans « un certain silence institutionnel ». Ainsi, « même si aujourd’hui cette situation change rapidement avec des instances nationales dédiées et plusieurs académies qui ont mis à disposition des ressources bien structurées, les configurations institutionnelles sont encore perçues comme « freinantes ». Les professionnels relèvent des contradictions entre les discours nationaux sur le numérique et les politiques menées localement », tant « en termes de cadre de pensée pédagogique » que dans la dimension organisationnelle.

Une confirmation que souvent les pratiques devancent leur institutionnalisation (et ce en moins 140 signes !)




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