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Tests salivaires :
une conception étrange de la prévention.

Article publié le lundi 30 mai 2016
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La Région Ile-de-France a adopté jeudi 19 mai 2016 le principe de financer des tests salivaires de dépistage de drogue et des éthylotests pour les lycéens franciliens, pour lutter contre les addictions.

Dès lors que les chefs d’établissement en ferait la demande, des associations agréées ou la médecine scolaire seraient chargées de les faire passer à des « classes ou des cohortes ». Les élèves dépistés positifs et leurs parents seraient avertis.

En plus des tests salivaires, la Région a également adopté la possibilité de détecter des consommations de drogue par l'analyse des eaux usées des lycées.

L’UNSA Éducation s’étonne de cette décision qui pose d'une part plusieurs problèmes juridiques dans le cadre scolaire.

L’UNSA Éducation rappelle que le passage de ces tests nécessite l’obtention de l’autorisation du lycéen ou de celle de ses parents s’il est mineur.
En effet, une telle mesure n’est possible que dans le cadre d’une procédure judiciaire.

C’est par conséquent aux officiers de police de les faire passer et certainement pas aux médecins ou infirmières scolaires !

L’UNSA s’étonne également que dans la lutte contre les addictions l’accent soit mis sur la suspicion et le contrôle de la jeunesse et non pas sur la prévention.
Ce n’est pas en stigmatisant les jeunes et en instaurant à leur égard un climat de suspicion que l’on participera à leur mieux-être !

Pour l’UNSA Éducation la prévention des addictions est un sujet sérieux qui ne doit pas être utilisé pour des effets d’annonces et d’affichages.




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