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Terra Nova pour l’Ecole commune

Article publié le mardi 11 mars 2014
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Terra Nova, sous la plume de Jean-Pierre Obin, Claire Krepper, Caroline Veltcheff, Gilles Langlois, Roger-François Gauthier, Julien Maraval et Jean-Michel Zakhartchouk, a publié le 6 mars 2014, une note approfondie intitulée « POUR UNE ECOLE COMMUNE DU COURS PREPARATOIRE A LA TROISIEME : UN PAS SUPPLEMENTAIRE VERS LA DEMOCRATISATION » et  montrant en quoi seule une école commune peut permettre la démocratisation scolaire et la réussite de chaque élève.

Après un rappel consistant à mettre en évidence que « la coupure entre l’école et le collège n’est pas le résultat de choix éducatifs et pédagogiques mais le fruit de l’Histoire », les auteurs analysent les conséquences d’une telle rupture et les dommages qu’elles engendrent particulièrement pour les enfants issus des familles les plus éloignées de la culture scolaire. Or, si comme le pense Terra Nova, l’échec scolaire n’est ni une fatalité ni un impondérable, des solutions existent. Elles passent par l’Ecole commune qui, du CP à la Troisième, permet d’agir dans trois directions :

• assurer la continuité des parcours, la progressivité des évolutions et la cohérence des enseignements et de l’éducation entre l’entrée à l’école primaire et la fin du collège ;
• favoriser une mixité sociale et scolaire accrue des établissements et des classes ;
• promouvoir une pédagogie de l’hétérogénéité centrée sur le traitement de la difficulté scolaire au sein des classes, la coopération et l’aide mutuelle entre élèves.

L’étude montre également que, dans la plupart des pays européens, les évolutions des systèmes éducatifs ont permis de réduire la fracture entre les différents niveaux de scolarité. Et ce sont justement ces pays qui affichent les meilleurs taux de réussite scolaire.

Aussi Terra Nova s’appuyant sur la notion de socle commun, d’acquisition de compétences et d’évolution des démarches d’évaluation, propose d’aller au-delà et de profiter des évolutions engagées par la Refondation pour instaurer véritablement une Ecole commune. Pour se faire la note suggère de nombreuses propositions afin de lever les obstacles qui peuvent exister. Parmi ceux-ci, les auteurs n’ont pas pu s’empêcher de mettre en évidence la responsabilité portée par les organisations syndicales et de pointer l’opposition forte du SNES-FSU à une telle évolution de notre système scolaire. Mais l’étude tente aussi d’apporter des réponses à la difficile question du financement de cette réorganisation en montrant le coût de l’échec scolaire et en proposant l’affectation de cet investissement financier en amont, dans la construction d’une école de la réussite, plutôt qu’en aval dans les tentatives de remédiation.

Enfin, si pour les auteurs, école unique ne signifie pas structure scolaire unique, ils préconisent que la compétence territoriale soit confiée à une seule collectivité territoriale. Reste à définir laquelle, tant on sait –et à quelques jours des élections municipales, cette réalité s’impose avec force- combien les communes tiennent à « leur » école, mais aussi comment les départements agissent actuellement pour ne pas être dépouillés de leurs prérogatives.
 




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