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S’encorder pour réussir ?

Article publié le vendredi 4 octobre 2019
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Les « cordées de la réussite » depuis 2008, sont un label et un financement donnés à des projets liant politique des territoires, éducation nationale et enseignement supérieur. Le Ministère annonce le doublement de ses bénéficiaires. De quoi s’agit-il ?
Des chiffres
380 « Cordées de la réussite », co-pilotées par le CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires) avec le ministère de l’Éducation nationale, sont proposées dans toutes les académies. Lors de leur journée nationale, elles mobilisent des acteurs de l’enseignement secondaire, de l’enseignement supérieur et du monde professionnel afin de faire connaître aux adolescents les différentes opportunités de poursuite d’études et les métiers d’avenir qui s’offrent à eux. Ce dispositif implique près de 300 établissements d’enseignement supérieur et plus de 2 000 établissements du second degré (Chiffres de 2018). Et, chaque année, environ 80 000 élèves en bénéficient : environ 28 000 collégiens et 48 000 lycéens. Mais « les cordées de la réussite » sont aussi un dispositif de tutorat, (avec une intervention régulière d’un étudiant pour l’accompagnement scolaire d’un élève), des sorties culturelles, des visites de campus.
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Souvent cité en exemple, encore récemment dans le rapport Charvet concernant l’orientation des élèves, ce dispositif semble avoir fait ses preuves. Car il mise sur l’accompagnement individualisé. Tutorat ou mentorat sont les voies les plus efficaces pour accrocher au système scolaire, redonner confiance en ses capacités quand les difficultés s’accumulent, et entrevoir un avenir avec un diplôme supérieur.
Lors de la 12ème journée du refus de l’échec scolaire organisée par l’AFEV, le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse a annoncé son intention de faire monter en puissance les « cordées de la réussite » pour en doubler le nombre de bénéficiaires. 180000 jeunes devraient donc à terme être « encordés » pour réussir leurs poursuites d’études. Il faut rappeler que si près de 80% d’une classe d’âge obtient un bac, seuls 22% des étudiants inscrits en 1ère année d’études supérieures valideront un diplôme supérieur. Réussir à poursuivre des études après le bac, ça se prépare, et à côté de l’effort institutionnel, les nombreuses associations de mentorat y sont bien utiles.




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