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Roms : dérapage et simplisme

Article publié le mardi 1er octobre 2013
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La stigmatisation gratuite d’une minorité visible abîme notre République. Transformer en boucs émissaires ceux qui ont été chassés de leur pays à force de brimades et d’humiliations est dangereux, indigne et inutile.

Dangereux car, au moment où le populisme fait flores, surfer sur cette vague ne fait que le renforcer. Exprimer la fermeté de la puissance publique et garantir le droit légitime à la sécurité ne peut reposer sur de malheureuses petites phrases et des coups de menton.
Indigne, car notre pays est celui de l’humanisme, et c’est ainsi qu’il a toujours préféré tendre la main plutôt que de pointer du doigt.
Inutile, car cela ne changera rien, ni à la détresse de ceux qui vivent la pauvreté et l’insalubrité quotidienne, ni à l’exaspération de ceux qui vivent à proximité de ces camps ou de ceux qui sont choqués par le développement de la mendicité infantile.

Si l’intégration des membres de la communauté Rom est complexe, ce n’est pas dans les déclarations à l’emporte-pièce que l’on trouvera des solutions. L’Éducation doit y prendre toute sa place, notamment en rappelant que la scolarité est autant un droit qu’une obligation. C’est un travail de fond dont nous avons besoin. Nous allons, à l’UNSA Éducation, y contribuer dans un de nos prochains « Questions de société ».

Tourner le dos au simplisme, impose que nous choisissions la voie, non pas de la concurrence, mais au contraire de la concordance des droits.

Laurent Escure
Secrétaire général de l’UNSA Éducation




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