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Réforme du bac : le CSE a été consulté

Article publié le jeudi 22 mars 2018
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On connaissait les grandes lignes du projet du ministre pour les futurs bac général et technologique (Voir article précédent). Restait à le formaliser règlementairement. Un décret et quatre arrêtés réformant ces bacs ont été présentés le mercredi 21 mars au conseil supérieur de l’éducation (CSE). Ces textes prévoient cinq épreuves terminales et la mise en place d’un contrôle continu. Ils seront publiés prochainement au bulletin officiel.

5 épreuves terminales

Par décret, le bac général et technologique reposera dès 2020 (épreuves anticipées) sur cinq épreuves terminales (français en fin de première, philosophie, deux enseignements de spécialités et une épreuve orale terminale) comptant pour 60 % du bac.

Et du contôle continu

Les 40% restant releveront du contrôle continu qui est lui-même composé d’épreuves communes comptant pour 30 % du bac et d’une note issue des bulletins de première et terminale, comptant pour 10 %.

Anonymat et cadrage national

Les épreuves terminales et les épreuves communes de contrôle continu seront organisées sous le couvert de l’anonymat. Il est par ailleurs acté qu’une Banque nationale numérique de sujets sera à disposition des équipes qui organiseront le contrôle continu en fonction de leur progression. Ce décret ouvre aux lycéens la possibilité d’obtenir la mention « Très bien avec félicitation du jury » s’ils ont une moyenne supérieure à 18/20. Pas sur que l’attente était très forte...

Les arrêtés détaillent l’organisation

Choix des spécialités, liste des épreuves de contrôle continu, les coefficients, la nature (écrite ou orale) et la durée des épreuves terminales. Ainsi, il est prévu que les deux spécialités seront chacune affectées d’un coefficient 16, la philosophie (enseignement commun) d’un coefficient 8 (4 dans la voie techno), le français d’un coefficient 10 (5 pour l’oral, 5 pour l’écrit) et l’épreuve orale terminale d’un coefficient 10 (14 dans la voie techno). A noter que le rattrapage par simple examen du livret scolaire pour les candidats ayant obtenu entre 8 et 10 n’a pas été retenu par l’administration suite aux débats. Le rattrapage sera conservé dans sa forme actuelle.

L’UNSA Education a approuvé la philosophie générale du projet en votant pour le décret. L’organisation concrète du contrôle continu est moins convaincante notamment, le nombre d’épreuves commune est, pour nous, trop important. Ces textes anticipent largement sur des changements au lycée général pour lequel la discussion va maintenant démarrer. L’UNSA Education et ses syndicats concernés y prendront toute leur part.




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