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Quand un employeur privilégie les compétences…

Article publié le jeudi 13 octobre 2016
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Dans Le Monde du 1er octobre 2016, on peut lire un article de Pascale Kremer relatant une expérience originale de recrutement mise en place par le LCL (Crédit lyonnais) en collaboration avec l’agence pour l’éducation par le sport (Apels). Cette banque va chercher des futurs collaborateurs dans des clubs sportifs à l’œuvre dans les quartiers défavorisés en complément de ceux qu’elle recrute plus traditionnellement parmi les titulaires d’un BTS, d’une licence pro ou d’un master.
La banque qui a de nombreuses offres d’emplois à proposer, a en effet constaté que les jeunes qui s’investissaient au sein d’un club dans l’encadrement d’équipes d’enfants ou d’adolescents acquièrent des compétences facilement transférables dans l’entreprise. Elle leur propose un contrat de qualification d’un an rémunéré environ 1000 euros pouvant déboucher sur un CDI.
L’Apels intervient en amont, grâce à son réseau d’éducateurs sportifs sensibilisés au repérage des jeunes ayant stoppé leur scolarité après un CAP ou un bac pro et se trouvant sans avenir professionnel bien défini, mais montrant une volonté manifeste de s’en sortir. Elle propose alors à ces jeunes un coaching intense d’un mois ayant pour but de transmettre quelques codes propres à l’entreprise (travail sur le langage, la posture etc.) avant qu’ils débutent leur année de formation.
Les résultats relatifs aux premiers recrutements sont impressionnants. Ainsi sur 37 jeunes de 18 à 27 ans recrutés en octobre 2015 dans des clubs de Paris, Tremblay-en-France ou Lyon, 30 se sont vus proposé un CDI. Par comparaison, c’est seulement 30 % des étudiants en BTS en apprentissage dans cette banque qui obtiennent une telle proposition.
Au vu de ces résultats probants, ce type de recrutement va naturellement s’amplifier. Le LCL a prévu de 50 à 70 recrutements de ce type tous les ans. L’idée a été reprise par l’association des banques françaises.

Consciente de ces enjeux, l’UNSA Education considère que l’éducation ne peut se limiter à la seule transmission de connaissances. Les compétences développées par l’éducation non-formelle et informelle doivent être mieux reconnues par le système éducatif. Il en va de son efficacité. La confiance des usagers et des citoyens dans ce système ne perdurera qu’à ce prix.




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