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Pour une gestion humaine des ressources et un dialogue social renforcé : notre déclaration au CTMEN

Article publié le jeudi 22 juin 2017
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Premier comité technique ministériel du quinquennat pour l’éducation nationale, celui-ci est l’occasion pour l’UNSA Éducation d’exprimer ses priorités et la méthode dans laquelle nous souhaitons nous inscrire. Nous aborderons notamment deux axes : la gestion des ressources humaines et le dialogue social.


Pour commencer, nous souhaitons pointer l’attachement à l’ouverture d’une nouvelle ère quant à la gestion des ressources humaines dans notre ministère.
Il est nécessaire aujourd’hui de faire évoluer le fonctionnement actuel de gestion des flux et déroulements de carrière vers un système qui prenne mieux en considération les besoins et les aspirations des personnels.
Quel que soit leur métier, nos collègues doivent être reconnus comme des professionnels à qui l’on fait confiance a priori et comme des individus dynamiques avec des parcours, des compétences, des projets personnels et professionnels différents. Cette diversité est une richesse pour le système éducatif. Pour l’heure, elle est au mieux ignorée.
La gestion des ressources humaines dont nous avons besoin doit permettre l’articulation de la vie professionnelle et de la vie personnelle, octroyant ainsi aux agents toute latitude à prendre la main sur leur parcours.
La mise en place du protocole PPCR est une première étape vers la revalorisation financière. Il faudra s’assurer de l’application des textes qui sont parus. Leur mise en œuvre doit être effective que ce soit pour les personnels administratifs, les enseignants, les personnels de direction, les ITRF, les infirmières et les assistants de service sociaux. Pour ces derniers, des discussions ministérielles devront se tenir dans le cadre du passage à la catégorie A. Pour les infirmières en particulier, le délai maximum de reclassement doit être réduit de façon à s’aligner sur la même grille indiciaire que la fonction publique hospitalière.
Par ailleurs, PPCR n’est pas porteur des mêmes évolutions qualitatives pour l’ensemble des corps de catégories A (notamment attachés), B et C. La catégorie B reste insuffisamment prise en compte. Plus généralement, pour les B et C, la mise en place d’un CIGEM (Corps Interministériel à Gestion Ministérielle) devrait être étudiée. Il faudra également agir pour les médecins scolaires pour lesquels les évolutions prévues ne sont vraiment pas satisfaisantes, en particulier pour les médecins conseillers techniques. Il y a une situation d’urgence à travailler l’attractivité pour les médecins scolaires si l’on souhaite pouvoir continuer à bénéficier de la contribution de ces personnels qualifiés dans le travail des équipes éducatives. Les personnels d’inspection n’ont quant à eux, pas bénéficié du protocole PPCR et c’est un chantier à ouvrir.
Au delà de la revalorisation financière, le PPCR envisage une nouvelle approche de l’évaluation, articulée avec une refonte de la formation continue et de la formation tout au long de la vie.
La formation continue doit être pensée comme un accompagnement permanent des agents, dans le développement des compétences professionnelles, le travail en équipe, la participation aux évolutions du service public d’éducation. L’UNSA Éducation revendique également la mise en œuvre des dispositions relatives à la formation tout au long de la vie. Le compte personnel d’activité et notamment le compte personnel de formation devront y contribuer.
Pour être effectifs, ces temps de formation exigent une approche renouvelée, une enveloppe budgétaire adaptée et des moyens humains. Nous attendons donc des engagements sur ces sujets. Le Président de la République place la formation continue au premier rang de ses priorités pour la Fonction publique, nous serons vigilants à la déclinaison concrète de cet engagement au sein de notre ministère.
Une meilleure gestion des ressources humaines passera aussi par un meilleur accompagnement des parcours professionnels. Il est nécessaire que les agents puissent bénéficier de possibilités de mobilité choisie entre les corps et cadres d’emploi dans un cadre interministériel et entre les trois versants de la fonction publique. Le rôle des CAP doit être préservé pour garantir l’équité du traitement des situations et projets individuels.
Enfin je terminerai cette première partie par la nécessité d’accompagner l’ensemble des agents dans l’évolution de la gouvernance, du management et de l’organisation du travail.


Notre second point traite de la nécessité d’un dialogue social de qualité, que nous avons par ailleurs déjà souligné lors de notre récente entrevue avec Monsieur le Ministre.
Aucune évolution ne peut se faire, à notre sens, sans le cadre d’un dialogue social renforcé. Cela sous-entend de véritables échanges au sein des instances telles que le présent comité, qui ne doit pas être une simple chambre d’enregistrement où les déclarations liminaires et post-liminaires s’égrèneraient comme autant de postures de principe.
Pour ne pas tomber dans l’écueil du « monologue social », de bonnes pratiques sont indispensables, comme par exemple l’envoi les documents de travail relatifs aux différents points à l’ordre du jour dans un délai raisonnable permettant aux représentants du personnel de jouer pleinement leur rôle, l’apport de tous les éclaircissements nécessaires quant aux objectifs poursuivis et aux méthodes mises en œuvre, la convocation de groupes de travail préalables à la tenue des instances officielles.
Ce mode de fonctionnement doit permettre de contribuer à la bonne compréhension par les personnels de la politique conduite par le ministre et d’éviter par conséquent certaines frustrations, raidissements, voire oppositions de principe. Les points de vue différents doivent permettre&nbsp ; d’avancer et non pas de régresser. Cela est possible si les conditions d’échanges constructifs sont réunies.
L’ensemble des personnels de notre ministère, les élèves, mais aussi les décideurs, ont tout à gagner à la pratique d’un dialogue social de qualité. L’Unsa éducation y sera attentive.




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