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PISA : ne pas se tromper de cible et amplifier la Refondation

Article publié le mardi 6 décembre 2016
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Une fois de plus l’étude comparative PISA pointe les difficultés de l’École française. Celle-ci ne réussit non seulement pas à résorber les disparités sociales et culturelles, mais pire, elle les accentue. En évaluant les élèves en 2015, PISA rend compte d’un système scolaire en profond dysfonctionnement.

Ce constat est connu et partagé depuis plusieurs années déjà. Il témoigne d’un trop long temps d’inaction voire de sacrifice de l’Éducation, comme de 2007 à 2012.
Il est trop tôt pour qu’il rende compte de la Refondation débutée fin 2012. Les bénéfices n’apparaitront dans les évaluations qu’en 2018, et c’est en 2021, si aucun recul n’a lieu d’ici là, que sera évalué l’ensemble des réformes engagées.
Pour autant les mauvais résultats publiés tous les 3 ans, et encore ceux de cette année, retentissent comme des alertes. Ils justifient la nécessité de ne pas fléchir, de ne pas revenir en arrière et invitent surtout à aller plus loin, renforcer et développer les réformes de la Refondation pour construire l’École de la réussite.

Ne nous trompons pas.

À l’heure où l’Éducation compte parmi les sujets des débats pré-présidentiels, l’UNSA Éducation réaffirme que l’École du 21ème siècle n’a pas besoin des retours à l’autorité et au mérite, ni d’idéologies sur les programmes d’histoires, ni de listes ethniques des élèves…
Notre École Républicaine, ses élèves et ses personnels ont besoin de stabilité. Le travail doit être poursuivi vers une école plus inclusive et l’engagement de l’État doit être renforcé pour permettre la réussite de chacune et chacun des 12 millions de jeunes.

La Refondation n’est pas magique. Elle est un cap qu’il faut maintenir et amplifier. Désormais, au-delà de la scolarité obligatoire, la refonte du lycée et la lutte contre l’échec massif en licence doivent contribuer à la mise en place d’un parcours Bac-3/Bac+3 aussi ambitieux qu’il est nécessaire.
L’École de la République a plus que jamais besoin d’être défendue et préservée, tant sa mission est le ciment indispensable pour « faire société ».

Pour réussir ce défi, l’Éducation doit relever d’une ambition politique et non de stratégies politiciennes. L’UNSA Éducation continuera d’agir pour porter ces exigences et faire que le service public d’éducation reste une priorité nationale.

Ivry-sur-Seine, le 6 décembre 2016

Laurent Escure
Secrétaire général




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