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Les candidats et la répartition des moyens de l’enseignement public et des établissements privés

Article publié le lundi 6 mars 2017
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"Reconsidérer la répartition des moyens publics-privés" : c'est ce que propose le secrétaire général de l'enseignement catholique (voir notre article du 6 février ici)

Mais qu'en disent les principaux candidats à l'élection préisdentielle ?

Il est difficile de trouver sur les sites de campagne des candidats une réponse à cette seule question.

Dans son ouvrage faire, François Fillon écrit qu’ "il faut desserrer les carcans qui en limitent la portée" ( de l’enseignement privé).

Pour l'UNSA Éducation, il semble clair que pour le candidat LR, le carcan le plus étouffant est certainement la répartition des moyens...

Jean-Luc Mélenchon affirme vouloir « réserver l’argent public au financement de l’école publique ». Tout d’abord en abrogeant la loi Carle qui oblige les villes et villages à verser un forfait communal pour la scolarisation d’enfants résidents dans une école privée située sur une autre commune. Et en revenant sur la loi Debré de 1959, qui définit l’accord d’association avec l’État.

On peut lire sur le site du candidat du parti socialiste Benoit Hamon la volonté de travailler « une modulation des dotations en proportion de la contribution des établissements privés à la mixité sociale ».

A ce jour Emmanuel Macron n’ a pas précisé la position du mouvement En marche ! sur ce point précis.

Quant au FN, il continue avec la supercherie de ses multiples discours...

Ils affirment être défenseur de l'Ecole publique, gratuite, tout en ayant de cesse de dénigrer ses résultats...

En outre, pour ce parti il faut préserver les "spécifités de l'enseignement privé sous contrats tels que définies par la loi Debré" ce qui permet de se positionner en faveur de toutes aides octroyées à l’enseignement privé. Ils réclament parallélement, la fin de la gratuité de l'École pour les enfants d'étrangers..

Par ailleurs, le FN qui a longtemps promut un « chèque éducation » utilisable par les familles dans l’école de leur souhait, parle aujourd’hui de « garantir la liberté de scolariser ses enfants selon ses choix, tout en contrôlant plus strictement la compatibilité avec les valeurs de la République des enseignements dispensés dans les établissements privés hors contrat ».

L'UNSA Éducation rappelle que les députés frontistes n’ont pas voté à l’Assemblée nationale les textes qui auraient pu permettre un contrôle a priori des établissements hors contrat !




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