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L’extrême droite s’installe aussi aux bords de la Baltique

Article publié le mardi 9 avril 2019
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Cela semble chose faite: l’extrême droite va gouverner dans un gouvernement de coalition en Estonie, à l’issue des élections législatives. Nous en parlions il y a quelques semaines ( voir notre article ) et le week-end dernier a confirmé nos craintes. Le parti populiste d’extrême droite EKKRE (parti populaire conservateur d’Estonie), fort de ses 18% de suffrages et de son ascension rapide, va participer au gouvernement. Encore un pays de l’Union européenne qui tombe sous la coupe d’un parti extrémiste et eurosceptique.

L’alliance entre EKKRE et les partis du centre et de la droite a été actée ce week-end. Un accord de gouvernement a été signé et les principales fonctions ministérielles ont été réparties entre les trois tendances politiques. Jusqu’à présent, les centristes avaient toujours refusé de gouverner avec l’extrême droite, mais l’appétit du pouvoir semble cette fois avoir été plus forte!

Le parti EKKRE aura la part belle dans le futur gouvernement : il disposera en particulier du ministère de l’intérieur. Quand on sait que ces populistes extrémistes ont fait campagne contre les migrant.e.s et la politique européenne dans ce domaine, on mesure le possible danger d’une telle fonction. Mais ils devraient également disposer d’un poste aux finances et au commerce extérieur. Plus surprenant encore, le ministère de l’environnement leur sera dévolu. Or, EKKRE s’est montré très sceptique sur le réchauffement climatique et sur les accords globaux pour défendre l’environnement. Il s’affirme certes protecteur de la nature, mais seulement dans le sens où cela protège les valeurs traditionnelles de la nation estonienne. Car ce parti se concentre sur la lutte contre l’immigration, l’hostilité à l’Europe et la défense d’une vision réactionnaire de la société et de la famille.


L’arrivée au pouvoir de ce nouveau parti ne peut qu’inquiéter, d’autant que l’Estonie a fait longtemps figure de petit pays moderne dans cette partie périphérique du continent. Il est à craindre que les élections européennes de mai prochain entraînent un enracinement massif des populistes d’extrême droite en Europe au sein même de ses institutions. L’UNSA Éducation est mobilisée pour contrer cette menace, en France et en Europe, car nos libertés et nos droits fondamentaux en dépendent.




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