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Georges Braque ou la création permanente

Article publié le jeudi 14 novembre 2013
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La rétrospective du Grand Palais nous invite à ne pas voir en Georges Braque que l'inventeur, avec Picasso, du cubisme mais un créateur qui ne cessera de se renouveler tout au long de sa vie.

Car Georges Braque n'a pas cessé d'innover. Trop longtemps dans l'ombre de Picasso, cette rétrospective offre une exposition digne de son talent et nous invite à redécouvrir la variété et l'immense création de cet artiste, fauve, cubiste, proche des surréalistes, de Staël et de Fautrier, un peintre toujours ancré, souvent en avance, sur son temps.

Son travail sur la couleur montre cette recherche et ce renouveau permanents. En effet, après 1907, Braque affirme : "J'ai senti que la couleur pouvait donner des sensations qui troublent un peu l'espace et c'est pour cela qu je l'ai abandonnée". Ce sera le début du cubisme, véritable symbiose entre deux génies : Braque et Picasso. La palette se limite aux tons d'ocre et de gris, de vert et de bleu. Avec l'éclatement de l'homogénéité du tableau, Braque réintroduit la couleur dans ses papiers collés.

Puis, la Première Guerre mondiale éloigne Braque des toiles et de son double... Il opère ensuite un retour à la figure mythologique où les couleurs ont disparu des Canéphores. Braque, s'attache, dans les années 20, aux natures mortes, un thème qui ne cessera de varier. Là encore, la couleur joue un rôle prépondérant avec un fond noir omniprésent.

Isolé dans son atelier parisien pendant l'Occupation, Braque prend le "parti pris des choses" avec des toiles sobres, dépouillées, presque ascétiques. Et l'atelier prendra toute la place dans sa superbe série Ateliers, entre 1949 et 1956.

L'oiseau, apparu très tôt dans les toiles de Braque, est le symbole d'une nouvelle série comme un auto-engendrement. Pour la première fois, depuis les premières toiles fauves, la peinture sort, les couleurs se multiplient, et l'oiseau deviendra le lien entre terre et ciel.

Une très belle et passionnante rétrospective à voir au Grand Palais jusqu'au 6 janvier 2014. Toutes les informations ici.

 




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