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Fonction publique :
le Premier ministre interpellé

Article publié le jeudi 13 février 2014
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La réunion « accord de méthode » sur la négociation Fonction publique ne s’est pas tenue comme prévu. L’UNSA a exprimé « la colère » des personnels avec les déclarations sur le gel des avancements. Les organisations syndicales, unanimes, ont exigé un engagement écrit clair du Premier ministre pour reprendre les discussions.


13 février 2014
Déclaration unitaire des syndicats de la Fonction publique

Carrières et rémunérations :
les organisations syndicales
interpellent le Premier ministre

L’ensemble des organisations syndicales* de la Fonction publique est disponible et demande des négociations sur les «parcours professionnels, carrières et rémunérations» pour les agents de la Fonction publique.

En revanche, le contexte actuel marqué par les déclarations médiatiques contradictoires des derniers jours ne crée pas les conditions propices à la poursuite des discussions préparatoires à la négociation.

Les organisations syndicales attendent un courrier du Premier ministre affirmant que le gouvernement n’envisage pas le gel des avancements et des primes des agents de la Fonction publique.

C’est sur cette base que les discussions pourront reprendre.

* CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC, FAFP.


Jeudi 13 février 2013, la réunion que présidait Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, s'est interrompue sur l'initiative des organisations syndicales de la Fonction publique.

Cette réunion devait clore la première phases de discussions sur la négociation dite «PPCR» (parcours professionnels, carrières, rémunérations), autrement dit la négociation d'ensemble sur la Fonction publique et, avant les échanges sur le fond (qui doivent commencer en mai), caler un relevé de conclusion «de méthode» cadrant l'organisation et le champ de la négociation prévue.

Compte tenu de la cacophonie des déclarations médiatiques multiples et contradictoires, la ministre a tenu à rappeler, dans un tour préliminaire, ses engagements en s'appuyant d'ailleurs sur les propos et les propos du Premier ministre, le matin même sur Europe 1, démentant tout «gel».

UNSA : «la confiance ne se décrète pas,
elle se construit.»

Les propos étaient cependant jugés trop vagues, et la portée des déclarations et démentis successifs trop chaotiques. De surcroît, tout cela s'est passé dans les médias, comme si les personnels de la Fonction publique ne devaient être que les spectateurs d'un débat qui les concerne au premier chef!

Guy Barbier, secrétaire général de l'UNSA Fonction publique, exprima notre colère dans son intervention préalable:

«C’est [...] avec une très grande sur­prise et une cer­taine colère qu’on a vu s’ins­tal­ler parmi des res­pon­sa­bles de la majo­rité gou­ver­ne­men­tale un débat sur la pos­si­bi­lité de geler les avan­ce­ments des fonc­tion­nai­res.
«L’UNSA le dit tout net: Ce serait pour elle une cause de conflit majeur et elle ne pour­rait plus par­ti­ci­per à des négo­cia­tions sur les car­riè­res dont on aurait sapé l’essence même. Nous en avons dès le 6 février appelé au Premier minis­tre pour qu’il rejette cette idée. C’est ce qu’il a, pour partie, fait ce matin sur une radio.
«Cet épisode illus­tre l’extrême sen­si­bi­lité et la ten­sion qui habite aujourd’hui les agents publics. Quatre ans de gel des rému­né­ra­tions, les décla­ra­tions cons­tan­tes ten­dant à les rendre res­pon­sa­bles des dif­fi­cultés bud­gé­tai­res du pays sont deve­nus insup­por­ta­bles.
[...]
«En conclu­sion, une négo­cia­tion qui n’aurait pour résul­tat prin­ci­pal que des reculs pour les fonc­tion­nai­res se ferait sans nous. “La confiance ne se décrète pas, elle se cons­truit”.»

Les organisations syndicales ont, après leurs différentes déclarations, qui allaient dans le même sens demandé une suspension de séance. Dans une déclaration commune, elles sont rappelé leur attachement au principe même de la négociation «parcours professionnels, carrières, rémunérations» (PPCR).

Pourtant, compte tenu de l'ampleur médiatique prise par la question, elles ont estimé nécessaire d'exiger du Premier ministre un courrier direct (et non par voie de presse) garantissant qu'était écartée toute mesure conduisant à une baisse du pouvoir d’achat des agents de la FP par le gel des avancements, primes, réductions d’ancienneté.

Elles ont décidé, dans l’attente de cet engagement, qu'elles ne pouvaient que suspendre leur participation aux discussions. Cette déclaration commune, reprise au début de cet article, a été communiquée à la presse.


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