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Examens 2020 : privilégier le contrôle continu dans une situation exceptionnelle !

Article publié le mardi 31 mars 2020
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Examens 2020 :
Privilégier le contrôle continu dans une situation exceptionnelle !

En raison de la pandémie qui touche notre pays, des ajustements exceptionnels sont nécessaires pour l’ensemble des examens (DNB, CAP, Baccalauréat généraux, technologiques et professionnels et leurs épreuves anticipées, BTS). L’UNSA Éducation et ses syndicats proposent de privilégier au maximum le contrôle continu complété pour le baccalauréat par des oraux de rattrapage.

Les moments exceptionnels que nous sommes en train de vivre nous amènent à privilégier des solutions qui prennent en compte une rupture en présentiel d’au moins 6 semaines et une évolution tout à fait incertaine de la situation. Le principe qui guide l’UNSA Éducation est de sécuriser les candidats et de contribuer à construire des solutions largement partagées, qui peuvent s’appliquer quelles que soient la durée du confinement et les conditions de reprise.
En effet, le confinement sanitaire se prolonge et la sortie s’annonce très progressive. Il est par exemple, envisageable que les regroupements à de petits nombres perdurent et ne permettent pas la reprise des cours. Dans l’hypothèse optimiste d’un retour en cours le 4 mai, il resterait 5 semaines de cours (dont 3 avec des ponts : 8 mai, Ascension, Pentecôte…) avant la passation des épreuves des baccalauréats. Pour les collégiens, il en resterait davantage mais pas beaucoup plus, compte tenu des calendriers serrés des orientations et des affectations. Les étudiants des STS reviendraient pour passer les examens 7 jours plus tard !

En outre, la « continuité pédagogique » très investie par les personnels ne permet pas pour autant de remplacer les cours en présentiel, un nombre important d’élèves ne disposent pas des conditions minimales pour pouvoir effectuer le travail demandé ; l’accompagnement des apprentissages est difficile.

Pour l’UNSA Éducation et ses syndicats, il semble préférable de libérer un maximum de temps à l’éventuelle reprise des cours pour permettre aux élèves de reprendre des habitudes régulières de travail, pour assurer les apprentissages qui n’ont pas pu être correctement menés pendant la période de confinement, ainsi que pour avancer au maximum vers la fin des programmes pour ne pas handicaper les apprentissages des années futures.

Il parait nécessaire d’alléger au maximum la logistique des épreuves (édition de nouveaux sujets ; installation des salles ; surveillance …) La reprise des cours et la mise au travail de tous et toutes, l’organisation des concertations pédagogiques (conseils d’enseignement, rencontre des coordonnateurs de disciplines, conseil pédagogique)  , la tenue des conseils de classe, les opérations d’orientation, la préparation et la passation des épreuves des examens, et la préparation de la rentrée constitueront pour les personnels de direction, les équipes enseignantes et d’administration, une charge considérable de travail en un temps contraint.

C’est pourquoi nous privilégions le recours au contrôle continu, assorti d’une régulation par des commissions d’harmonisation académiques et d’une possibilité de rattrapage sous la forme d’oraux avant la mi-juillet.
C’est avec pragmatisme et en recherche de consensus que l’UNSA Éducation et ses syndicats sont intervenus en ce sens auprès du ministre pour répondre à cette situation exceptionnelle.


Ivry sur Seine, le 31 mars 2020,
Frédéric MARCHAND,
secrétaire général de l'UNSA Éducation




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