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En Outre-mer, les situations demeurent toujours plus difficiles

Article publié le jeudi 23 juin 2016
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Quel que soit le territoire d’outre-mer, à la question « conseilleriez-vous votre métier à quelqu’un de votre entourage ? » les réponses avoisinent les 50% et dépassent de 3 à 13 points le pourcentage de réponses positives de l’ensemble des répondants. Effet « fonctionnaire », sans doute. Car dans l’ensemble ce sont des situations plus difficiles qu’ailleurs que mettent en évidence les réponses des professionnels de l’éducation ultramarins.

 

Les difficultés du bâti scolaire


Parmi les pistes d’amélioration (question 9) si l’évolution des lieux de travail apparaît comme la dernière des préoccupations (11ème/11) pour l’ensemble des répondants, elle s’impose à la 3ème place en Guyane, à la 4ème en Guadeloupe et Martinique, à la 5ème en Polynésie, à la 7ème à la Réunion et à Mayotte. Donnée essentielle lorsque l’on connaît les difficultés du bâti –et particulièrement- du bâti scolaire- en Outre-mer (bâtiments vétustes, inadaptés aux conditions climatiques, normes para sismiques et parfois d’hygiène non respectées, établissements trop petits…) et les difficultés financières des collectivités territoriales pour y palier.

 

L’expression de conditions de travail difficiles


Les réponses à la question sur les conditions de travail (question 6) confortent l’expression des difficultés locales. À l’exception de la Réunion (46,1%) et surtout de la Polynésie (56%), tous les autres territoires ultramarins affichent un taux de satisfaction bien plus faible que l’ensemble des répondants (43,8%). Ainsi Mayotte possède le taux le plus bas (20%), suivi de la Guadeloupe (29,4%) et de la Guyane (32,4%). Plus positive la réponse martiniquaise (36,1%) se situe tout de même à presque 8 points en dessous de la moyenne de l’étude.
De même, on constate que les réponses positives pour envisager de changer de métier sont partout en Outre-mer plus nombreuses que pour la moyenne des répondants (42,9%) de 4 points à la Réunion et la Polynésie jusqu’à 20 points (62,9%) à Mayotte.

 

Baisse démographique et fermeture de classes


L’automaticité entre la baisse démographique et la fermeture de classes justifie certainement que seules la Guadeloupe (15,8%) et la Martinique (21,3%) se situent en dessous du taux d’accord avec les orientations politiques dans nos secteurs professionnels (26%) alors que tous les autres territoires d’Outre-mer sont au-dessus, voire largement au-dessus comme Mayotte avec 37,1% (satisfaction d’être devenu un département ?) et la Polynésie (51,8%).


Amour de son métier


Malgré toutes les difficultés rencontrées, l’effet « sur indexation » permet de situer le niveau des rémunérations de manière plus positives que pour la moyenne des répondants (16%) : de 18,1% en Guadeloupe à 60,4% en Polynésie.
De même à l’exception de Mayotte (86,7%), tous les territoires ultramarins situent l’amour du métier au-dessus de la moyenne des répondants (91,1%) avec un maximum de 98,6% pour la Polynésie. C’est d’ailleurs en Polynésie que les personnels sont les plus heureux avec 94,4% de réponses positives.

 

L’ensemble de ces données conforte le travail entrepris depuis maintenant trois ans par l’UNSA Éducation avec les représentants de la fédération dans les territoires d’Outre-mer. Si nos alertes et interventions régulières auprès des ministères concernés ont pu faire progresser des dossiers ponctuels, nous continuons à revendiquer des projets éducatifs spécifiques pour chacun des territoires ultramarins, comportant un volet financier à la hauteur des attentes et appuyés sur des observatoires locaux des politiques éducatives. Plus que jamais, les expressions des collègues confirment que ces mesures sont urgentes et indispensables.




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