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Égalité filles-garçons : un enjeu dès l’enfance

Article publié le vendredi 24 janvier 2014
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Partant du principe que « les stéréotypes entre les filles et les garçons contribuent à freiner la marche vers l’égalité hommes-femmes, le  Commissariat général à la stratégie et à la prospective a publié un rapport, commandé par la Ministre des droits des femmes rendu public le 15 janvier dernier.

« Lutter contre les stéréotypes filles-garçons »- Un enjeu d’égalité et de mixité dès l’enfance  présente 30 propositions qui s’articulent autour de 5 chapitres :

-Socialisation des jeunes enfants

-orientation scolaire et métiers

inégalités et discriminations filles-garçons dans les outils pédagogiques ; les pratiques éducatives et la socialisation scolaire

inégalités et différences filles-garçons dans les pratiques sportives et culturelles des enfants et des adolescents

la santé des jeunes au féminin et au masculin.

Un complément traite des stéréotypes dans les industries de l’enfance.

Parmi les constats :

Des métiers fortement sexués formatant très tôt les enfants.

Au niveau des pratiques éducatives, le rapport confirme ce que d’autres études avaient mis en avant : le fait que les filles ont intériorisé très tôt qu’on leur attribuait : respect de l’autorité, calme, obéissance alors que les garçons savent qu’on les juge agités, rebelles voire agressifs et les éducateurs ont encore tendance à s’adapter à ces stéréotypes au lieu de les combattre.

Sur les pratiques sportives et culturelles, le rapport souligne l’opposition qui existe encore très souvent entre « la compétition sportive » (surtout masculine) et les loisirs « sérieux » (surtout féminins, comme la lecture par exemple).

Enfin, la santé est également sexuée : des « devoir-être » différents, qui, assimilés dès l’enfance, influencent la prise de risque et sont confortés par les médias (idéaux de minceur pour les filles, musculature pour les garçons par exemple).

Les propositions de remédiation

Elles sont au nombre de 30 parmi lesquelles :

Favoriser la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle chez les pères afin qu’ils s’impliquent davantage, notamment par de nouvelles formes de flexibilité positive de l’emploi (télétravail par ex.)

inciter à la montée en mixité des métiers de la petite enfance 

impliquer les familles pour faire découvrir les métiers à dominante masculine aux filles et inversement ( idem pour les pratiques sportives) et développer des campagnes publiques pour banaliser les parcours « atypiques »

agir sur les manuels scolaires; former la communauté éducative

sanctionner les violences verbales et physiques à caractère sexiste dans la classe ou la cour

sensibiliser les professionnels de santé.


Familles, communauté éducative, collectivités, médias…c’est l’aspect transversal de la lutte contre les stéréotypes de genre qui est développé tout au long de ce rapport qui balaie l’ensemble des aspects. Certaines dispositions du projet de loi sur l’égalité femmes-hommes, actuellement en débat à l’Assemblée nationale, comme l’extension du congé parental aux pères, vont dans le sens des préconisations qui y sont faites (le congé parental, jusque-là de 6 mois pour le premier enfant pourra être prolongé de six mois à condition que cette période soit prise par le deuxième parent).
Nous nous en réjouissons et suivrons particulièrement les aspects touchant à la communauté éducative et à la formation.

Lire le rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective ici :




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