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Droit de vote : un siècle d’écart entre hommes et femmes

Article publié le mardi 22 avril 2014
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Les dernières générations ont toujours vu leur mère, leur grand-mère, voire leur arrière-grand-mère voter, comme une évidence. Les plus anciennes par contre, se souviennent sans doute avec émotion de cette première fois où, elles-mêmes ou leurs mères ont pu, comme leur mari ou leur père, voter mais aussi disposer du droit d’éligibilité. C’était en 1944… seulement !
Les hommes votent, en France depuis le 5 mars 1848. Les femmes depuis… 70 ans. Presque un siècle de différence.


Au cours des siècles derniers, ce combat pour le droit de vote des femmes a été mené de haute lutte essentiellement par les femmes elles-mêmes. Elles se nomment, entre autres, Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Louise Weiss. Quelques voix masculines s’y sont jointes parfois, de Condorcet à Victor Hugo.
Il faudra attendre Le 21 avril 1944, et l’engagement tenu du Général de Gaulle pour que, à la suite d’un amendement du communiste Fernand Grenier, l’ordonnance portant sur l’organisation des pouvoirs publics à la Libération accorde aux femmes le droit de voter et d’être élues...


Femmes en politique : encore des progrès à faire


Malgré ce droit à l’éligibilité, aujourd’hui encore, les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans la sphère politique et n’occupent pas les mêmes postes. La loi sur la parité de 2000 qui oblige à présenter un nombre égal de femmes et d’hommes lors des scrutins de liste ou la loi de mai 2013 qui instaure un scrutin binominal (un homme et une femme) pour les élections départementales et la modification du scrutin pour les élections municipales et intercommunales ont permis une meilleure représentation des femmes au sein des instances. Mais si l’on regarde de plus près, alors que les femmes représentent 48% des mandats exécutifs, seules 13% des maires sont des femmes et deux femmes seulement sont présidentes de région.


Au-delà de la « parité quantitative », il faut désormais se concentrer sur la « parité qualitative », comme souligné à juste titre par le Haut Conseil à l’égalité.
 




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