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Bordeaux-Vintimille : histoire d’un crime raciste

Article publié le vendredi 20 septembre 2013
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C'est un voyage qu'on n'oublie pas : Bordeaux-Vintimille ou un aller pour la mort. Dans la nuit du 13 au 14 novembre 1983, un homme est mort dans ce train, assassiné, roué de coups, de coups de couteaux et jeté par la porte. Un crime raciste? Un crime "gratuit"?

C'est parce que Rachid Abdou (en réalité Habib Grimzi) a croisé le regard de trois candidats à la Légion étrangère, racistes (ce qu'ils nieront lors du procès) et saoûls, qu'il est mort.

C'est parce que leur supérieur s'est tu et a, ensuite, été couvert par la Légion étrangère, que Rachid Abdou est mort.

C'est parce qu'aucun des 95 passagers n'a bougé que Rachid Abdou est mort.

Jean-Baptiste Harang, alors correspondant pour Libération, n'a pas voulu se taire. De ce fait divers, il en tire, 30 ans plus tard, un roman coup de poing, cruel, lucide, une leçon implacable pour tous : le silence tue.

Jean-Baptiste Harang, Bordeaux-Vintimille, Collection "Ceci n'est pas un fait divers", Grasset, 2013,12 €




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