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Bilan contrasté : les ESPé restent une priorité pour l’UNSA

Article publié le jeudi 12 novembre 2015
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Cosigné par l’IGEN et l’IGAENR, le second rapport sur les ESPé a été rendu public le 10 novembre 2015. Il fait suite au bilan paru il y a un an -en septembre 2014, et qui avait souligné une mise en œuvre laborieuse.

Pour l’an II des ESPé (2014-2015), il dresse « un bilan qui demeure contrasté : entre consolidation du dispositif et chantiers qui restent à investir ».

Si – aujourd’hui- tout le monde s’accorde autour du fait qu’enseigner est un métier qui s’apprend, l’UNSA Education a suivi de près la mise en œuvre de ces écoles qui va au-delà… et s’inscrit dans un processus ambitieux. Créées dans l’urgence pour faire face aux nombreux dégâts causés par la suppression de la formation des enseignants par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, les difficultés ont été nombreuses. Destinées à être des lieux de formation professionnelle inscrite dans l’Université, des lieux de formation ouverts aux autres acteurs éducatifs et des lieux au centre de la formation continue, notre fédération a toujours soutenu cette réforme.

Pour autant, si l’UNSA est bel est bien reconnu comme l’organisation force de proposition, elle n’a jamais occulté les difficultés rencontrées par les étudiants stagiaires, les équipes de formateurs et les autres personnels. En septembre dernier, la fédération et ses syndicats ont été reçus par le Ministère pour faire le point sur les difficultés encore présentes. C'est sans surprise que ce rapport fait écho à nos préoccupations.
En effet, lors de cette audience, nous avions dressé le bilan d’une amélioration sur les dispositifs de formation et le cadrage institutionnel, mais nous avions également alerté l’Administration sur la complexité de la reconnaissance politique du « projet ESPé ». Ce rapport, lui aussi, précise que le budget des ESPé n’est pas à la hauteur de ces ambitions, «dans la mesure où il ne remplit pas son rôle d’outil stratégique et fédérateur ». La partie du texte consacrée à la question des moyens, montre combien le sujet est sensible et cristallise les tensions. Frais d’inscriptions et COM (contrats d’objectifs et de moyens) sont des points qui restent à faire évoluer rapidement.

Au-delà de cette question de moyens, Pierre Desbiolles et Monique Ronzeau, font également des préconisations sur d’autres éléments.
La diffusion des résultats de la recherche -sources d’innovations pédagogiques- le tronc commun, la professionnalisation, sont trois thèmes développés pour améliorer les contenus de la formation.
L’UNSA se réjouit également de voir la question des ressources humaines soulevée comme prioritaire. En effet, si le rapport salue l’investissement et la mobilisation des acteurs, notre fédération a déjà plusieurs fois alerté sur les conditions de travail qui touchent les personnels, notamment dues au manque de clarté sur les missions de chacun. Le rapport évoque également le besoin de revoir la composition des équipes pour répondre à l’objectif d’une équipe pluri-catégorielle. Cette étape semble pour nous indispensable afin d’inscrire les ESPé dans la formation continue, point faible également ciblé par les auteurs.

Les ESPé, de par leur structuration ambitieuse constituent un dossier compliqué que leur mise en œuvre difficile nécessite d’accompagner. En effet, la réforme de la formation est un levier essentiel à la loi de la Refondation, et à l’évolution de notre système éducatif. Si le défi est de taille, l’UNSA Education et ses syndicats continuent d’en faire une priorité.




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